Elisa Sartori
CotCotCot éditions

Daniel Pennac écrivait « le droit de ne pas lire ». Elisa Sartori, la subtile, titre L’art de ne pas lire.
Bonjour dyslexie ! (Oui je sais, en fait on doit dire Trouble Neurodéveloppemental touchant le langage écrit… je sais… je suis orthophoniste quand je redescends de la planète Blog). Comment aimer ce qui rime avec galère et échec ?

Sûrement qu’on devient champion olympique du saut d’évitement des multiples ouvrages qui semblent surgir de tous côtés.
Evidemment que c’est un art de réussir à détourner de son usage premier l’objet tant appréhendé. Pourquoi s’infliger une indigestion en se forçant à dévorer des pages non demandées ?
Probablement qu’éviter la lecture dans un monde saturé d’écrits implique d’être un peu caméléon. Et bien d’autres choses. Tour à tour contorsionniste, acrobate, comédien et même un peu Arsène Lupin, Elisa raconte une enfance où réussir à lire tient du combat permanent.

Aux grands classiques incontournables, Elisa tient tête. Les nargue même et avec eux, les grands censeurs et autres ayatollahs de la culture littéraire. Le livre redevient passif, objet pratique. Ainsi photographié et détourné de sa fonction première, il retrouve quelque utilité. Bonjour pragmatisme.

« L’art de ne pas lire » : vous avez quatre heures !
Que choisirez-vous de développer :
- Une version provocatrice ? Tolérante ? Humoristique ? Dramatique ? Blasée ?
Lire ou ne pas lire ? Là est la question.
Elisa ne lit-elle toujours pas ? On ne sait pas. Mais elle manie assurément « l’art d’écrire » pour ma plus grande joie !
