Mariajo Ilustrajo
Traduction par Emma Gauthier et Susie Morgenstern
Glénat jeunesse

Le droit de ne pas lire…
Quand on est comme moi tombée dans la marmite des livres dès l’enfance, on a tellement envie que tout le monde ressente le plaisir indicible qu’il y a à ouvrir un ouvrage… à tourner des pages où des (més)aventures attendent des protagonistes divers et variés…
Mais même avec toute cette passion livresque, je me souviens aussi avec une once d’amertume de ces lectures forcées… qui m’auraient presque dégoutée de cette plongée sacrée entre les pages.


Mariajo nous présente une jeune fille RAVIE que le week-end arrive. Finis les devoirs et la pression du réveille-matin ! Sauf que, l’enseignant glisse aux enfants qu’il leur faudra lire UN livre en entier pendant ce fameux week-end. Sauf que notre jeune héroïne n’aime PAS les livres. Que dis-je : elle les déteste, les trouve inintéressants, dépourvus d’intérêt. Problème…
Le droit de ne pas aimer lire…

Néanmoins, avec une grande sœur un peu maline, la jeune lectrice en herbe va accepter bon gré mal gré d’ouvrir un bouquin ; un que sa frangine avait lu et aimé à son âge. Passées quelques minutes de grommèlements de rigueur, la fillette se lance enfin ou plutôt, se fait littéralement aspirée par l’histoire !

Peut-être que pour oser se lancer dans la grande aventure de la lecture, il faut des passeurs, des traits-d ’union ? Quoi de plus chouette que de partager la complicité d’une histoire ? Je suis toujours émue de voir des familles lire et ainsi, montrer aux plus jeunes enfants le plaisir qu’on peut y prendre. Comme on revient à ce qui nous a fait plaisir, une fois la graine de curiosité littéraire semée il n’y a plus qu’à la laisser voguer allègrement !


Big up donc pour l’humour avec lequel Mariajo entraîne cette non-lectrice à se faire surprendre par un livre au point de lire sous la couette !
Je souhaite que les petits détestateurs de livres se fassent cueillir par surprise par les mondes imaginaires

Quoi de plus chouette que de voir un enfant s’autoriser le droit d’aimer lire ?

Et forcément, je ne peux pas m’empêcher de glisser cette petite vignette vaguement provocatrice… J’ignore qui en est l’auteur mais je le salue bien bas (et le remercie beaucoup !).
A bon entendeur/lecteur/lectrice… à bientôt ?


merci pour cette découverte, son thème très précieux, ta chronique. Ah que de souvenirs de petite fille, sous la couette, dévorant mes livres tôt le matin. Je partais à l’aventure dans ma bulle de couverture et à la lumière de la lampe de poche!!!!!L’illustration m’y a fait penser de suite.
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