Anne Montel
Little Urban

Vous êtes-vous jamais demandé ce qui se cache dans l’envers du décor d’un arrosoir – d’une boule à facettes – d’un plot de chantier ?
Ou quelle deuxième vie peut animer une large souche – un crâne – une brique de jus de fruits ?


Celle qui nous ouvre les portes des glands suspendus, des godillots oubliés, des réveils à tic-tac et de bien d’autres endroits insolites c’est Anne Montel !
Sous son pinceau poétique, il suffit de soulever des flaps pour que le monde intimiste d’adorables insectes se dévoile. Les poux y sont cinéphiles, les scarabées enflamment le dance-floor et les bogues de châtaigne ou autres coquilles de noix deviennent de sympathiques baignoires !
(pour les plus attentifs, on peut aussi y apercevoir un cousin de Calcifer !)


Les maisons imaginaires se raconte, se regarde, se scrute, se savoure, se rit, se vit. C’est un vrai talent que de concocter avec poésie et humour les tranches de vie de ces petites bêtes. C’est cocooning, charmantissime ou piquant ! Beh oui, il n’y a pas QUE du positif : à l’instar du monde humain, cette micro-société jouit de ces chicanes, déconvenues et infortunes. Attention tout de même, le risque avec ce genre d’ouvrage c’est d’activer l’imagination pour un temps indéterminé et d’inventer des histoires à partir de n’importe quel objet.
Oh, finalement est-ce un problème ?


Mes préférées : les maracas, le gland et le coquillage ! Et vous, quelle sera votre maison favorite ?


Un avis sur « Les maisons imaginaires »