Annie Courtiaud
Éditions Apeiron

Il est des coups de foudre qui ne s’expliquent pas. D’autres en revanche qui s’expliquent aisément… comme celui que j’ai eu pour ce leporello merveilleux d’Annie Courtiaud !

Le doux accordéon s’ouvre, tel un écrin, sur un chemin de poésie. La promenade commence avec des embruns. Au bord de l’océan, trois chevaux dont un poulain, ont les sabots dans l’eau. Au même moment dans la montagne, un enfant paraît.


Le petit cheval et l’enfant grandissent, apprenant à vivre dans un décor florissant, les sens en éveil. L’eau est le trait d’union entre tous les êtres vivants. Source de vie, sur terre elle chante ; mais quand le ciel noir tonne, la promesse imminente de l’orage terrifie l’enfant. Son cheval pourrait-il se parer d’ailes pour filer loin du tumulte ?

Avec une grâce incomparable, l’ouvrage se déplie, dévoilant la filiation entre ruisseau et océan, révélant la complicité entre le cheval et l’enfant.


Azul, outremer, ciel ou marine, le bleu murmure, clapote, ondule, fait écho à nos méandres intérieurs. A l’instar du végétal, on se déplie, s’épanouit, seul ou entouré de belles compagnies (les seules en vérité avec lesquelles le chemin vers l’épanouissement est possible). Avec le vent en courte échelle entre la poésie terrestre et celle des cieux, Annie Courtiaud susurre au creux des oreilles des contemplateurs… pour celles et ceux à même de saisir la beauté d’une corolle, la grâce des encolures galopantes, la poésie d’un ciel étoilé après la pluie…



très belle découverte, bel objet 😉
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