La vie rocambolesque de Léon Plouhinec

(Lettres d’un gardien de phare)

Judith Chomel

L’atelier du poisson soluble

Judith Chomel est de retour et nous invite à faire quelques petits tours et puis s’en vont… mais où ?

Après Gloups  (histoire vraie) que j’avais littéralement adoré, la revoici après avoir chiné quelque vieille boîte en fer forgé. Quels secrets peut-elle bien receler ? Ni plus ni moins que la correspondance d’un gardien de phare avec Lison, Amalia, Jeanne, Adélie et Salma, ses filles. Et quelle correspondance ! Au journal de bord du phare se mêlent mystères aux épices, gymnastique aux embruns, chimère bretonne, savants secrets, clin d’œil du grand espace, échos de naufrage…

Fascinante famille en vérité.

De l’immobilisme du phare, les filles se sont affranchies, traçant leur route aventureuse et fantasque aux quatre coins de la planète. Admiratif, Léon se souvient de leur enfance, de ces moments de vacances où les expérimentations culinaires ou scientifiques animaient les lieux.

De l’immobilisme du phare, le gardien s’affranchit, contant à ses filles les improbables visiteurs qui lui tombent du ciel ou lui sont livrés par les flots.

Mais la vie de Léon Plouhinec dépend surtout du gré ou des caprices de la météo. Et bientôt tout change. Le ciel bleu azur et océan d’huile du début vont peu à peu se tourmenter, jusqu’à ce que le chaos du grain atteigne force 11. La tempête fait rage et l’on perd le contact avec l’abracadabrant gardien…

Devant la créativité de Judith Chomel, Plonk et Replonk n’ont qu’à bien se tenir.

Est-ce qu’elle entortille davantage les histoires ou les photomontages ?

Est-ce qu’elle attrape dans ses filets créatifs davantage de burlesque, de poétique ou de fantasque-tique ?

Est-ce qu’elle pourrait m’indiquer d’où lui vient sa créativité océanico-farfelue que je m’en inspire de temps en temps ?

Lecteur ou lectrice que cet album tenterait, laisse-moi te mettre en garde. Plonger dans ces pages induira déroutes, creux, éclaboussures et envies de voyage. Prêt.e à être sacrément décoiffé.e ? Je t’aurai prévenu.e …. Mais si tu crains de perdre le nord, pas de panique : tu n’auras qu’à suivre la machine à écrire !

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