Derrière la porte

Arnaud Tiercelin et Baptistine Mésange

Éditions Frimousse

J’ai rencontré un album adorablement espiègle et tendrement déterminé.

Manon est dans sa chambre. Elle refuse de venir dîner. L’histoire révèle que la demoiselle a été punie par son papa.

Diabolo, mon chat lecteur amoureux des livres…qui m’aide à prendre les photos !

Pendant que son attentionné père lui prépare des spaghettis comme elle les aime, une conversation insolite est initié par la fillette. L’enfant joue, se prend pour une princesse, impose le vouvoiement, teste l’affection du parent. Le papa ? Il cède, pour un temps, à cette étrange exigence. Il faut rétablir le dialogue. Manon a eu son orgueil émoustillé mais bon gré mal gré, elle finira par convenir qu’elle n’avait pas eu une riche idée en….(stop, je ne vais pas spoiler la suite, ça ne serait pas marrant de vous priver du pourquoi et comment !).

Ce que je peux vous dire en revanche, c’est qu’avec une ferme bienveillance, on assiste à une reprise de dialogue après l’orage. On écoute ce papa cadrant (qu’on devine derrière la porte) tendre la main vers son enfant et très subtilement, il l’amène à dépasser sa jolie bouderie en admettant sa responsabilité dans l’affaire. La colère habillée d’imaginaire se fait rapidement oublier au profit d’un câlin et d’un repas partagé.

Le texte d’Arnaud Tiercelin se prête à jouer : il est à dire plus qu’à lire. Pour comprendre ce qu’est une négociation et la compromission, il faut y mettre le ton ! L’inspiration liée à cette scène quotidienne fera son chemin, j’en suis sûre, pour quelques identifications tant côté enfant que parent. Pour rencontrer cette mini « Raiponce aux spaghettis » enfermée dans sa tour d’ivoire, des pages à fond blanc accueillent les illustrations de Baptistine Mésange. Avec la douceur d’un câlin de chat, alias meilleur ami des enfants punis, elle nous fait entrer dans cette chambre un peu magique. On y découvrira des couleurs tendres, un miroir magique et comment des réponses un peu piquantes peuvent laisser place à un bouquet d’amour.

De ma petite enfance, je garde le souvenir des œufs à la coque de papa et des gougères de maman. C’est ce qui me vient à la fin de cette lecture. Voici un album à lire et jouer. Peut-être qu’il suggèrera à certains de idées pour mieux se réconcilier. Décidément, cette histoire je la trouve délicieuse comme une madeleine parfumée à la fleur d’oranger (à manger avec la crème la crème au chocolat du papa) !

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