Le caillou de Ferdinand

Isabelle Simler

Éditions Courtes et Longues

Ferdinand est blond et il a les genoux bleus. Il se promène des heures durant, tête en l’air, nez au vent. Il aime la lune et les cailloux. D’ailleurs il en ramène toujours plein ses poches. Ce jour-là il en trouve un extraordinaire…Dire qu’il aurait pu passer à côté sans le remarquer. Heureusement qu’il marchait les yeux tournés vers le ciel et qu’il s’est étalé de tout son long au sol.

Maintenant il le sert fort dans sa main, son petit trésor. Ce n’est qu’une fois à l’abri dans son lit qu’il ose desserrer les doigts pour contempler ses reflets irisés. Ce caillou est fascinant. A lui seul, il supplante tous les autres de la collection de Ferdinand. Le jeune garçon l’effleure avec douceur, lui parle, le compare à un chat et le caillou de se métamorphoser en petit chat.

Ferdinand a à peine le temps de comprendre que les mots se bousculent. La magie de la paréidolie agit et le caillou de se transformer, pendant toute la nuit, au gré des inspirations de l’enfant. D’une framboise à Charlot, de Saturne à un moineau, les crayons d’Isabelle Simler donnent vie au caillou et à une lumineuse collection.

Le jour succède à cette nuit créative, gris. Pourtant il y a dehors un enfant lumineux qui se promène, tête en l’air, nez au vent. Il a les cheveux blonds, les genoux bleus, et à travers ses yeux, le monde s’anime et devient merveilleux.

Le caillou de Ferdinand réveille un sentiment très intimiste : celui des pensées que l’on confie au vent, les images qui viennent quand on observe les nuages ou quelque ombre sur un chemin…Cette imagination si fertile de l’enfant, qui crée un monde à partir d’un caillou, réchauffe quand le temps est gris. Une fin comme une envolée vers cet astre qui attire à lui l’enfant et tout un ciel réinventé.

Ferdinand…ce prénom m’en rappelle un autre : Joseph Ferdinand Cheval, alias le facteur Cheval…L’album n’en fait pas mention mais je ne peux m’empêcher de l’associer à cette histoire…Ferdinand Cheval qui d’une pierre trouvée sur le chemin de sa tournée quotidienne a construit un palais…idéal !

L’album est grand. Il encourage aux rêves qui peuvent se prolonger en journée. Merci Isabelle Simler, de rendre hommage à ceux qui passe des heures à scruter amoureusement les petits cailloux, les morceaux de bois ou les miettes de coquillages polis, sur les chemins, sur la plage ou ailleurs…

Un avis sur « Le caillou de Ferdinand »

  1. merci à Isabelle Simler pour ce bien bel album tout en poésie. Merci à toi de nous faire partager ces pépites, un bien beau caillou, oui oui oui.

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