Le chevalier Edmond et son cochon

Richard Petitsigne et Jess Pauwels

Glénat Jeunesse

Oyé Oyé, c’est le moment de faire connaissance avec le valeureux chevalier Edmond et Aristote, son non moins valeureux destrier de cochon.

Enfin chevalier, c’est vite dit. Edmond doit faire ses preuves. Pour ce faire, le chambellan Gonfalon et le roi Fulbert l’envoient en mission « princesse en détresse ». Ce qui n’est pas franchement du goût d’Edmond mais présentement, qui se soucie de son opinion ?

 Le voici donc parti, chevauchant fièrement son cochon, étudiant sérieusement la carte de l’empire du sucre maléfique et ses terribles contrées. Bien lui en prend car le parcours est semé d’embuches toutes plus collantes, sucrées et terrifiantes les unes que les autres : lac du Caramel maudit, gouffre de la Méchante Chantilly, précipices des Sucettes tranchantes…On se croirait dans une annexe de la maison en pain d’épices de la sorcière d’Hansel et Gretel !

Sans Aristote et sa présence d’esprit, Edmond aurait eu du mal à s’en sortir vivant ! Point question de s’apitoyer : le château est en vue. Encore une fois, rien de ne se passera comme prévu…à un détail près : cette fois-ci c’est le prince qui décide de la direction à donner à sa vie !

En avant la parodie de conte. Le prince rechigne à devenir chevalier, la princesse n’en fait qu’à sa tête, le dragon est remplacé par un danger autrement plus moderne : les sucreries (là j’avoue ignorer s’il y a une intention volontairement engagée de la part de l’auteur contre le sucre à gogo…mais ça me plaît beaucoup !). L’amitié et l’entraide y ont le beau rôle : mine de rien, elles nous susurrent que la noblesse de cœur n’a que faire des apparences !

Oh comme il est délicieux et rafraîchissant ce conte : une véritable fraise tagada grouik-grouik au texte entraînant et rebondissant. Allergique aux sucreries : vous abstenir (ou pas). Avec des illustrations où le vilain défaut nommé gourmandise ne pèse pas lourd à côté des expressions hilarantes des personnages. Jess Pauwels nous offre une chouette tranche de comique à chaque page. Ajoutez-y le texte truculent et Richard Petitsigne et vous obtenez un album à croquer !

Tant mieux, on peut en abusez : alors allez-y et savourez cette histoire sans modération !

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